mercredi 9 juin 2010

Jean-Pierre Alaux

















































Jean-Pierre Alaux, né le 14 novembre 1925 à La Ciotat, est un peintre français appartenant à la "jeune peinture de l'École de Paris".
Fils du peintre François Alaux, Jean-Pierre Alaux, après des études secondaires chez les Dominicains à Arcachon puis chez les Maristes à La Seyne-sur-Mer, est admis au concours de l'École nationale supérieure des beaux-arts, à Paris, où il travaillera dans l'atelier de Jean Dupas de 1943 à 1949.
Chacune de ses toiles rend compte de ses préoccupations, de ses sensations, de ses phantasmes par l'intermédiaire de personnages, d'objets souvent symboliques, d'architectures ou de paysages, d'associations d'idées et de formes. Sa peinture, qui depuis l'École a toujours été à contre-courant des modes est difficile à classer. Symboliste, onirique, fantastique, réaliste voire surréaliste, les allusions poétiques, musicales ou littéraires (visibles ou sous-jacentes) peuvent se mêler à l'humour ou à la fantaisie tout en exprimant tradition et modernité. Esprit curieux, inventif, épris de symboles, de mythes et de métamorphoses, son goût de la beauté sous toutes ses formes, du merveilleux, de la luxuriance baroque, de l'insolite et du sacré ainsi que ses obsessions philosophiques et métaphysiques se rassemblent pour faire se conjuguer dans ses toiles. poésie, mystère et humour. L'imagination fait le reste. Privilégiant toujours le sens plastique à l'anecdote, il traite indifféremment: la figure et ses portraits deviennent souvent des hommages (Joseph Vernet, P.P. Grasset, Callas, Ader, Maupassant, Dali, Saint-Exupéry ou Chapelain-Midy, dont il fit le portrait un an avant sa mort), les architectures avec des portraits de villes (Venise, Imperia, Berlin ou Angers), le paysage ou la nature morte. Rarement absente "la Femme" sert de trait d'union entre la vie et la mort très souvent évoquée. L'émotion n'est jamais loin lorsqu'on évoque devant lui la mémoire d'amis trop tôt disparus: Lucien Mathelin, Éliane Thiollier, Noe Canjura, Jean Joyet le dernier en date, tous peintres de talent, ou qu'il pense aux membres de sa famille qui ne sont plus. Roger Chapelain-Midy, mort en 1992, était un ami très cher. En 1980, il avait choisi Jean-Pierre pour lui succéder au Rotary-Club de Paris où ils se retrouvaient tous les mercredis (avec Jean-Michel Desmarquest). Ils refaisaient le monde, ils discutaient sans fin de la vie, de la mort et du temps qui passe, du cosmos, de la place de l'humanité dans la création constatant que plus une chose est belle, indispensable (l'eau, l'air, le feu), plus son côté négatif peut devenir monstrueux. Philosophie et métaphysique, art et peinture étaient l'occasion de discussions sans fin. Ils n'étaient pas toujours d'accord mais chacun défendait son point de vue avec passion. Rien de plus émouvant pour Jean-Pierre Alaux que la dernière phrase du beau livre de Chapelain-Midy "Comme le sable entre les doigts":
"Voici le seuil, le soir et la fin des questions. Étendu sur le sable froid de la nuit, je regarde le grand ciel d'août, lac de ténèbres semé de signaux dont je cherche en vain le sens. Et cependant, quelque part en moi, brûlante encore, cette braise... "






mardi 8 juin 2010

Pierre LETELLIER



Peintre, graveur et illustrateur, Pierre Letellier est né en 1928 à Caen. Il fait ses études artistiques dans sa ville natale. En 1957, il commence à exposer. Il poursuit ensuite ses expositions à Paris aux Salons des Indépendants, d’Automne, des Peintres Témoins de leur Temps, du Dessin et de la Peinture à l’eau et des Terres Latines. En 1961, il participe à l’exposition "Expressionnismes" au Musée Galliera à Paris. Il commence alors à montrer ses oeuvres à New York, Caracas, Londres, Tokyo, Bruxelles. Il est également présent à l’exposition "De Bonnard à Baselitz" qui a lieu à la Bibliothèque nationale à Paris en 1992. En 1960, le prix Charles Pacquement lui est remis par la Société des Amis du Musée d’Art Moderne. Son talent s’est également exercé dans la réalisation de cartons de tapisseries pour Aubusson et de vitraux pour des églises du Calvados. Plusieurs livres ont été illustrés par Pierre Letellier, parmi lesquels "La Loire" de Maurice Genevoix, "Terre d’Or" de Jean Giono, "Le Roman de Renart" et "Le Lion" de Joseph Kessel. D’un dessin très sûr, son art est figuratif, presque impressionniste. Il peint n’importe quel sujet, mais sa préférence va aux paysages d’eau et aux nus dont il aime les reflets et les tons nuancés.
Oh peindre une nature morte et la rendre vivante...
C'est comme faire un beau rêve et le réaliser»« La pire des choses dans la vie, c'est de passer indifférent, vide, endormi, non concerné. La vie c'est aimer avec passion, ce qu'on fait, quand on le fait, et y croire, y croire, y croire.» Pierre Letellier y a cru, dès les débuts difficiles quand il suivait, le soir, les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Caen il y a quelque quarante-cinq ans, et même quand le succès tardait trop. Au premier plan de ses passions, la nature, et principalement les marais où rôdait le jeune chasseur muni d'armes et de carnets de croquis. Par bonheur, la logique de l'artiste a prévalu et il n'aborde plus les animaux qu'avec respect. « Le contact, l'approche, la connaissance des animaux enlèvent l'envie de les voir morts. (...) Comment peut-on, d'ailleurs, ne pas aimer, ne pas respecter un animal?»II n'en garde pas moins un intérêt pour ses « histoires d'eau» où la « nature nous montre sa plus fantasque variété. C'est le paysage au monde le plus changeant. Jamais le même, jamais pareil, à deux minutes près. Un nuage passe, le vent souffle, le soleil tourne, la pluie menace ou tombe. » Une sensibilité qui le conduit naturellement à illustrer les livres d'autres passionnés tels Maurice Genevoix, Jean Giono ou Joseph Kessel.p.

Mara Tran Long
















Philippe Bonamy




Qui n'a pas rencontré , dans les salles d'attente de pédiatres, ces merveilleux portraits d'enfants qui ont fait la renommée de Philippe Bonamy né à Nantes en 1926? Il est apprécié de nombreuses personnalités du monde culturel dont Hervé Bazin qui n'a pas hésité à préfacer la plaquette éditée par "Terres d'Europe" qui lui est consacrée.
Voici ce que l'artiste écrivain dit de l'artiste peintre:
" ... On a dit que Bonamy était le peintre de l'innocence: celle des eaux, des ciels frais, des bocaux translucides, des pommes à peine mûres, des canards blancs ou des mésanges apprivoisées entre les mains des ingénues dont la féminité naissante ne s'exprime que par de petites bouches sensuelles.C'est vrai, mais regardons-y de plus près. Pourquoi ces rideaux d'arbres, ces barrières qui bornent les prés? Pourquoi ces fonds sombres où se détachent des atures mortes dont la pièce centrale est une carafe de verre? Ce que dit Bonamy, c'est la fragilité des choses et des êtres qui ne sont pas destinés à rester ce qu'ils sont... et en définitive je crois que Bonamy, hanté par l'exquis, par ce qui ne sera demain ni si pur ni si tendre, peint pour arrêter le temps..."

lundi 7 juin 2010

John Kacere









John Kacere, natif de l'Iowa en 1920, obtint son premier contrat de peintre à l'âge de 12 ans. Mais c'est au début des années 50 qu'il commence à exposer, comme abstrait... Tout en enseignant (Université du Manitoba, Université de Floride ou encore Université du Nouveau-Mexique), il continua d'arpenter différentes techniques, avant de trouver sa voie en 1963.Là, dans un style unique, il commença à réaliser des toiles qui allaient faire sa renommée et sa fortune ! Ce que d'aucun qualifient de photoréalisme ou d'hyperréalisme, lui se contente de le nommer recherche de la perfection dans ses plus infimes détails !Ne montrant jamais un visage, il explore les satins et les dentelles, retrouve les préoccuppations des artistes de la Renaissance pour les drapés, se confronte aux aléas de la transparence et expose ainsi sa vision de la féminité. Si elles sont ouvertement sensuelles et érotiques, ses toiles ne sont jamais pornographiques, s'arretant à la suggestion, à la naissance du désir.Peintre des fantasmes au coup de pinceau sophistiqué et aux obsessions joliment masculines, John Kacere s'est imposé comme un artiste unique, ayant arpenté un domaine nouveau et l'ayant mené à une rare perfection.Il s'est éteint en 1999, à l'âge de 79 ans. Il s'est éteint en 1999, à l'âge de 79 ans.

LEONOR FINI













Leonor Fini, née à Buenos Aires, Argentine, le 30 août 1908, et morte à Paris le 18 janvier 1996, est une artiste peintre surréaliste, décoratrice de théâtre et écrivaine, d'origine italienne.
Née d'une mère italienne et d'un père argentin, son enfance et son adolescence se passent à Trieste en Italie, auprès de sa mère et de sa famille maternelle. Elle n'a pas connu son père, très tôt disparu. Dans un milieu bourgeois, très cultivé, elle acquiert une culture cosmopolite. Elle quitte sa famille à 17 ans pour s'installer à Milan et commence à peindre, adoptant le classicisme et la peinture tonale à l'exemple de Carrà.
En 1937, elle quitte l'Italie pour Paris et rencontre André Breton et les surréalistes. S'inspirant de leurs théories, elle expérimente le « dessin automatique ». Elle se lie d'amitié avec Georges Bataille, Victor Brauner, Paul Éluard et Max Ernst sans jamais intégrer le groupe, n'ayant aucun goût, selon elle, pour les réunions ni les manifestes. C'est en solitaire qu'elle explore un univers onirique mettant en scène des personnages aux yeux clos (des femmes le plus souvent). Des jeunes gens, un peu androgynes, alanguis face à des sphinges protectrices évoluent ou rêvent dans un climat de fête cérémonielle où l'érotisme flirte avec la cruauté. Chez elle, la femme est sorcière ou prêtresse, belle et souveraine.
Sa première exposition monographique a lieu à New York, en 1939.

Leonor Fini a réalisé de nombreux portraits Jacques Audiberti, Jean Genet, Anna Magnani, confectionné des costumes pour le théâtre, le ballet et l'opéra et illustré des textes de Marcel Aymé (« La Vouivre »), d'Edgar Poe, du marquis de Sade (« Histoire de Juliette », 1945).
De nombreux poètes, écrivains, peintres et critiques lui ont consacré des monographies, essais ou poèmes dont Jean Cocteau, Giorgio De Chirico, Éluard, Ernst, Alberto Moravia...
Quoique de façon parfois critique, des peintres comme Ivan Chtcheglov, Roger Langlais ou Le Maréchal se sont intéressés à certaines de ses œuvres, notamment ses paysages fantastiques.
Leonor faisait séjour retirée du monde, mais non sans festivités, ayant eu des maisons en Loire, en Corse (couvent St francois près de Nonza).
Leonor Fini adorait les chats, elle a peint de nombreux tableaux et dessiné plusieurs esquisses et aquarelles en hommage aux chats. En 1977, elle consacra même un livre entièrement dédié à sa passion pour les félidés, Miroir des Chats.
Elle meurt dans un hôpital de la banlieue parisienne, sans jamais avoir cessé de peindre et d'écrire.
De 1939 à sa mort, on a recensé plus de 45 expositions personnelles en Europe et aux États-Unis.

vendredi 4 juin 2010

Leonard Tsuguharu Foujita








Foujita (l’orthographe n’est pas très orthodoxe… mais passée dans le langage courant) naît en 1886 à Tokyo d’un haut dignitaire de l’armée Impériale et décéde en 1968 à Zurich. Il commence ses études à l’Ecole des Arts de Tokyo, puis arrive à Paris en 1913 où il se lie d’amitié avec Matisse, Soutine, Léger, Derain, Apollinaire etc... Il poursuit ses études et participe au 1919 du Salon d’automne. Ces cinq premières années lui sont très pénibles, partagé entre les nouveaux courants picturaux (Fauvisme, Cubisme et premiers pas de l’abstraction) et les conditions de vie très dégradées par la période de guerre. En 1917, il monte sa première exposition et se fait remarquer par Picasso, ce qui contribue grandement à lancer sa carrière. Comme tout artiste de l’époque, il passe ses soirées dans les cabarets de Montmartre et fait de nouvelles rencontres d’écrivains et de peintres : Max Jacob, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, Amedeo Modigliani… Il gère sa vie entre la France, le Japon et les Amériques, souvent en fonction du climat politique. On peut le croiser à Tokyo de 1929 à 1931, puis au Brésil et en Argentine jusqu’en 1933. Après quoi le Japon le fait membre de la Nikakai (Société d’artistes Japonais fondée en 1914, connue aussi sous le nom de Second Division Society, ces divisions faisant référence au classement japonais des expositions artistiques) et participe à différents projets picturaux et festivals. Encore deux ans à Paris, puis retour à Tokyo sous la menace pressante du nazisme, en 1941, où il est reçu à l’Académie Impériale des Arts et poursuit en parallèle son travail pour la Nikakai. C’est aussi une période de guerre et il réalise plusieurs œuvres décrivant les actions militaires en Chine et en Asie de Sud-Est. Puis retour aux USA en 1949, Paris en 1950, et en 1955, il adopte la nationalité française. Son nom de Léonard lui vient de sa conversion fervente au catholicisme. Il continue son travail sous un angle plus proche de la religion. Sa ferveur, illuminée à Saint-Rémi de Reims, le conduit à construire entièrement une chapelle (Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix ou « chapelle Foujita ») à Reims toujours. Il conçoit l’ensemble, des plans jusqu’aux ferronneries, dans un style épuré, se rapprochant de l’art roman, et donc laissant une place importante aux fresques. Il en crée également les vitraux.

http://www.forumjapon.com/forum/viewtopic.php?t=8955

Les œuvres de Tsuguharu Fujitan sont très prisées par les collectionneurs du monde entier.
Jeune fille dans le parc, une huile sur toile de 1957 a été vendue 5 500 000 USD soient 4 125 000 euros le 16 mai 1990 à New York.
LES DEUX AMIES (YOUKI ET MADO), une huile sur toile de 1926 a été vendue 204 000 £ avec les frais, soient 304 572 euros chez Sotheby's, le 6 février 2007 à Londres.[]